Resumen:La loi française de mars 2002 concernant les situations de divorce a adopté le principe de la possibilité de résidence alternée pour les enfants, sans distinction d’âge, sans étude préliminaire, ni précautions concernant les conséquences d’un tel mode de garde sur leur développement affectif. Ces jeunes enfants sont à risque de présenter des troubles de l’attachement importants et difficilement traitables. L’apparition de cette pathologie est favorisée par la conflictualité conjugale, un parent ne permettant aucune évocation de l’autre parent lorsqu’il a la garde de son enfant, si bien que l’autre parent risque alors de se trouver « perdu » pour l’enfant. Ces inquiétudes sont confirmées par une large étude de 1999 par J. Solomon et C. George. Il apparaît donc nécessaire d’introduire des principes de précaution sous la forme d’un calendrier progressif, et d’un accompagnement par un spécialiste de la petite enfance pour chaque situation.